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4月30日 Nous démarronsSi tu es tout pour moi
alors je ne suis rien !
Il est temps d'appuyer sur le bouton de départ
de notre (et de votre) cabine d'ascenseur
![]() Ici et Maintenant !
Comment se libérer du mental
![]() - Qu'entendez-vous exactement par "observer le penseur" ?
Lorsque quelqu'un va chez le médecin et lui dit qu'il entend des voix, celui-ci l'enverra fort probablement consulter un psychiatre. Le fait est que, de façon très similaire, presque tout le monde entends en permanence une ou plusieurs voix dans sa tête et qu'il s'agit du phénomène involontaire de la pensée que vous ne réalisez pas avoir le pouvoir d'arrêter. Ce ne sont que des monologues ou dialogues continuels.
Il vous est certainement déjà arrivé de croiser dans la rue des déments qui parlent sans arrêt tout haut ou tout bas. En réalité, ce n'est pas très différent de ce que vous et tous les gens "normaux" faites, sauf que vous le faites en silence. La voix passe des commentaires, fait des spéculations, émet desgements, compare, se plaint, aime, n'aime pas, et ainsi de suite.
Ce que cette voix énonce ne correspond pas automatiquement à la situation dans laquelle vous vous trouvez dans le moment. Elle ravive peut-être unpassé proche ou lointain ou bien alors imagine et rejoue d'éventuelles situations futures. Dans ces moments-là, la voix imagine souvent que les choses tournent mal et envisage des résultats négatifs.
C'est ce que l'on appelle l'inquietude. Cette bande sonore s'accompagne parfois d'images visuelles ou de "films mentaux". Et même si ce que la voix dit correspond à la situation du moment, elle l'interprètera en fonction du passé. Parce que cette voix appartient au conditionnement mental, qui est le fruit de toute votre histoire personnelle et celui de l'état d'esprit collectif et culturel dont vous avez hérité.
![]() Ainsi, vous voyez et juger dorénavant le présent à travers les yeux du passé et vous en avez une vision totalement déformée. Il est fréquent que, chez une personne, cette voix intérieure soit son pire ennemi. Nombreux sont les gens qui vivent avec un bourreau dans leur tête qui les attaque et les punit sans cesse, leur siphonant ainsi leur énergie vitale. Ce tyran est à l'origine des innombrables tourments et malheurs, ainsi que de toute maladie.
Mais la bonne nouvelle dans tout cela, c'est que vous pouvez effectivement vos libérez du mental. Et c'est là la seule véritable libération. Vous pouvez même commencer dès maintenant. Ecoutez aussi souvent que possible cette voix.
Prêtez particulièrement attention aux shémas de pensée répétitifs, à ces vieux disques qui jouent et rejouent les mêmes chansons les mêms chansons peut-être depuis des années.
C'est ce que j'entends quand je vous suggère "d'observer le penseur". C'est une autre façon de vous dire d'écouter cette voix dans votre tête, d'être la présence qui joue le rôle de témoin. Ne condamnez pas ce que vous entende, car si vous le faites, cela signifie que cette même voix est revenue par la porte de service.
Vous prendrez bientôt conscience qu'il y a la voix et qu'il y a quelqu'un qui écoute et qui observe. Cette prise de conscience que quelqu'un surveille, ce sens de votre propre présence, n'est pas une pensée. Cette réalisation trouve son origine au-dlà du "mental".
![]() Ainsi, quand vous observez une pensée, vous êtes non seulement conscient de celle-ci, mais aussi de vous-même en tant que témoin de pensée.A ce moment-là, une nouvelle dimension entre en jeu. Pendant que vous observez cette pensée, vous sentez pour ainsi dire une présence, votre moi profond, derrière elle ou sous elle. Elle perd alors son pouvoir sur vous et bat rapidemment en retraite du fait que, en ne vous identifiant plus à elle, vous n'alimentez plus le mental. Ceci est le début de la fin de la pensée involontaire et compulssive.
Lorsqu'une epnsée s'éfface, il se produit une discontinuité dans le flux mental, un intervalle de "non-mental". Au début, ces hiatus seront courts, peut-être de quelques secondes, mais ils deviendront peu à peu de plus en plus longs. Lorsque ces décalages dans la pensée se produisent, vous ressentez un certain calme et une certaine paix. C'est le début de votre état naturel de fusion consciente avec l'Être qui est, généralement, obscurcie par le mental. Avec le temps et l'expérience, la sensation de calme et de paix s'approfondira et se poursuivera ainsi sans fin. Vous sentirez également une joie délicate émaner du plus profond de vous, celle de l'Être.
Il ne s'agit pas du tout d'un état de transe, car il n'y a aucune perte de conscience. Bien au contraire. Si la paix devait se payer par une réduction de la conscience et le celme, par un manque de vitalité et de vigilance, elle n'en vaudrait pas la peine. Dans cet état d'unité de lÊtre, vous êtes beaucoup plus alerte, beaucoup plus éveillé que dans l'état d'identification au mental. Vous êtes en fait totalement présent. Et cette condition élève les fréquences vibratoires du champ énergétique qui transmet la vie au corps physique.
Lorsque vous pénétrez de plus en plus profondément dans cet état de vide mental ou de "non-mental", comme on le nomme parfois en Orient, vous atteignez la conscience pure. Et dans cette situation, vous ressentez votre propre présence avec une intensité et une joie telles que toute pensée, tote émotion, votre corps physique ainsi que le monde extérieur deviennent relativement insignifiants en comparaison.
Cependant, il ne s'agit pas d'un état d'égoïsme mais plutôt d'un état d'absence d'ego. Vous êtes transporté au-delà de ce que vous preniez auparavant pour "votre moi".
Cette présence, c'est vous en essence, mais c'est en même temps quelque chose d'inconcevablement plus vaste que vous. Ce que je j'essaie de transmettre dans cette explication peut sembler paradoxal ou même contradictoire, mais je ne peux l'exprimer d'aucune autre façon.
![]() Au lieu "d'observer le penseur", vous pouvez également créer un hiatus dans le mental en reportant simplement toute votre attention dans le moment présent. Devenez juste intensément conscient de cet instant. Vous en tirerez une profonde satisafction. De cette façon, vous écartez la conscience de l'activité mentale où vous devenez extrêmement vigilant et conscient mais où vous ne pensez pas. Ceci est l'essence même de la méditation.
Dans votre vie quotidienne, vous pouvez vous y exercer durantmporte quelle activité routinière, qui n'est normalement qu'un moyen d'arriver à une fin en soi. Par exemple, chauqe fois que vous montez ou descendez une volée de marches chez vous ou au travail, portez attention à chacune des marches, à chaque mouvement et même à votr respiration. Soyez totalement présent.
Ou bien lorsque vous vous lavez les amins, prenez plaisir à toutes les perceptions sensuelles qui accompagnent ce geste: le bruit et la sensation de l'eau sr la peau, le mouvement de vos mains, l'odeur su savon, ainsi de suite. Ou bien encore, une fois monté dans votre voiture et la portière fermée, faites une pause de quelques secondes pour observer le mouvement de votre respiration. Remarquez la silencieuse mais puissante sensation de présence qui se manifeste en vous.
Un critère certain vous permet d'évaluer si vous réussissez ou non dans cette entreprise: Le degré de paix que vous ressentez alors intérieurement.
Ainsi, le seul pas crucial à faire dans le périple qu conduit à l'éveil est d'apprendre à se dissocier du mental. Chaque fois que vous créez une discontinuité dans le courant des pensées, la lumière de la conscience s'intensifie.
![]() Il se peut même que vous vous surpreniez un jour à sourire en entendant la voix qui parle dans votre tête, comme vous souririez devant les pitreries d'un enfant. Ceci veut dire que vous ne prenez plus autant au sérieux le contenu de votre emntal et que le sens que vous avez de votre moi, n'en dépend pas.
Extrait du livre "le moment présent" de Eckhart Tolle
![]() No comment ! 4月28日 Fermons les portes de l'Ascenseur![]() Quand le coeur pleure ce qu'il a perdu,
l'esprit rit sur ce qu'il a trouvé
Proverbe soufi
![]() Fermons les portes de l'Ascenseur
Rez-de-chaussée
![]() Lorsque vous utilisez le terme "Être", faites-vous référence à Dieu ?
Si oui, pourquoi n'employez-vous pas le terme "Dieu" ?
![]() Le mot "Dieu" s'est vidé de son sens, car on en a abusé pendant des millénaires. Je l'emploie parfois, mais avec parcimonie. Quand j'affirme que le terme est galvaudé, je veux dire que certaines gens, qui n'ont jamais ne serait-ce qu'entrevu le sacré ni même jamais eu le moindre aperçu de l'infinie vastitude que le mot abrite, recourent à ce terme avec grande conviction, comme s'ils savaient de quoi ils parlent. Ou bien que d'autres personnes le rejettent, comme si elle savaient ce qu'elles nient.
Cet abus d'emploi a donné naissance, par l'ego, à d'absurdes croyances, affirmations et illusions de genre "Mon ou notre Dieu est le seul Dieu véritable et votre Dieu est faux" ou encore comme le célèbre énoncé de Nietzsche: "Dieu est mort."
Le mot "Dieu" est devenu un concept fermé. Dès qu'il est prononcé, une image mentale se crée, qui n'est peut-être plus celle d'un vieux patriarche à la barbe blanche, mais qui reste encore et toujours une représentation mentale de quelqu'un ou de quelque chose qui se trouve en dehors de vous. Qui plus est, inévitablement du genre masculin.
Ni le terme "Dieu", ni "Être", ni quelque autre expression que ce soit ne peut définir ou expliquer l'ineffable réalité qu'abrite le mot en question. En fait, la seule question importante à se poser est la suivante: "Ce mot vous aide-t-il ou vous empêche-t-il de faire l'expérience de ce qu'il désigne ?" Fait-il référence à cette réalité transcendantale qui existe au-delà de lui-même ou semploie-t-il à tort et à travers pour ne devenir rien de plus qu'une idée à laquelle votre tête peut croire, c'est-à-dire une idole mentale ?
A l'instar du terme "Dieu" le mot "Être" n'explique rien
Par contre, il a l'avantage d'être un concept ouvert. Il ne réduit pas l'infini invisible à une entité finie et il est impossible de s'en faire une image mentale. Personne ne peut se déclarer être l'unique détenteur de l'Être, car il s'agit de votre propre présence, de la réalisation de ce "je suis" qui précède le "je suis ceci ou cela". Le pas à franchir entre le terme "Être" et l'expression d' "Être" est donc plus petit.
![]() - Qu'est-ce qui nous empêche le plus de connaître cette réalité ?
C'est l'identification au "mental", car celle-ci amène la pensée à devenir compulsive. L'incapacité à s'arrêter de penser est une épouvantable affliction.
Nous ne nous en rendons pas compte parce que tout le monde en est atteint: nous en venons à la considérer comme normale. Cet incessant bruit mental vous empêche de trouver ce royaume de calme intérieur qui est indisociable de l' "Être". Ce bruit crée également un faux moi érigé par l'ego qui projette une ombre de peur et de souffrance sur tout. Nous reviendrons plus en détail sur tout cela.
Le philosophe français Descarte cru avoir découvert la vérité la pplus profonde quand il fit sa célèbre déclaration: "Je pense,donc je suis." Il venait en fait de formuler l'erreur la plus fondamentale, celle d'assimiler la pensée à l'être et l'identité à la pensée. Le penseur compulsif, c'est-à-dire presque tout un chacun, vit dans un état d'apparente division, dans un monde déraisonnablement complexe où foisonne perpétuellement problèmes et conflits, un monde qui reflète l'incessante fragmentation du mental.
L'illumination est un état de plénitude, d'unité avec le Tout et donc de paix. C'est un état d'unité avec la vie sous sa forme manifeste, c'est-à-dire votre moi. Un état d'unité avec l'être. L'illumination est non seulement la fin de la souffrance et du perpétuel conflit en soi ou avec le monde extérieur, mais aussi d'un épouvantable esclavage, celui de l'incessante pensée. C'est une incroyable libération !
L'identification au mental crée chez vous un écran opaque de concepts, d'étiquettes, d'images, de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation. Cet écran s'interpose entre vous et vous-même, entre vous et votre prochain, entre vous et la nature, entre vous et le divin. C'est cet écran de pensées qui amène cette illusion de division, l'illusion qu'il y a vous et un "autre", totalement séparé de vous. Vous oubliez un fait essentiel: derrière le plan des apparences physiques et de la diversité des formes, vous ne faites qu'un avec tout ce qui est.
Et quand je dis que vous oubliez, je veux dire que vous ne pouvez plus sentir cet état d'unité comme étant une réalité qui coule de source. Il se peut que vous la croyez vraie, mais vous ne l'appréhendez plus comme telle. Une croyance peut certes vous réconforter. Par contre, seule l'expérience peut vous libèrer.
Penser est devenu une maladie et celle-ci survient quand les choses sont déséquilibrées. Par exemple, il n'y a rien de mal à ce que les celulles du corps se divisent pour se multiplier. Mais lorsque le phénmène s'effectue sans aucun égard pour l'organisme dans sa totalité, les celulles prolifèrent et la maladie s'installe.
Le mental est un magnifique outil si l'on s'en sert à bon escient. Dans le cas contraire, il devient très destructeur. Plus précisément, ce n'est pas tant que vous utilisiez mal votre "mental"; c'est plutôt qu'en général vous ne vous en servez pas du tout, car c'est lui qui se sert de vous. Et c'est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C'est cela l'illusion. L'outil a pris possession de vous.
![]() - Je ne suis pas tout à fait d'accord. C'est vrai que mes pensées sont souvent sans objet, comme chez la plupart des gens, mais je peux encore décider d'utiliser mon mental pour acquérir ou accomplir des choses. C'est ce que je fais tout le temps.
Ce n'est pas parce que vous réussisez à terminer un jeu de mots croisés ou à fabriquer une bombe atomique que vous savez vous servir de votre mental. Ce dernier aime se faire les dents sur des problèmes, comme les chiens le font avec les os. Voilà pourquoi il fait des mots croisés et invente des bombes atomiques, alors que vous, l'Être, ne portez intérêt ni à l'un ni à l'autre. Laissez-moi vous poser les questions suivantes: "Pouvez-vous vous libérer du mental quand vous le voulez ? Avez-vous réussi à trouver l'interrupteur qui le met hors circuit ?"
![]() - Vous voulez dire arrêter complètement de penser ?
Non, je n'y réussis pas, sauf pour un instant ou deux
Dans ce cas, le mental se sert de vous et vous vous êtes inconsciemment identifié à lui. Par conséquent, vous ne savez même pas que vous êtes son esclave. C'est un peu comme si vous étiez possèdé sans le savoir et que vous preniez lentité qui vous possède pour vous.
La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n'êtes pas cette entité, c'est-à-dire le penseur. En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité. Dès l'instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu'il existe un immense royaume d'intelligence au delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu'un infime aspect de cette intelligence.
Vous réalisez aussi que toutes les choses importantes (la bauté, l'amour, la créativité, la joie, la paix) trouvent leur source au-delà du mental.
Et vous commencez alors à vous éveiller
Extrait du livre "Le pouvoir du moment présent" de Eckhart Tolle
![]() Avant de faire monter la cabine de l'ascenseur
C'est-à-dire VOTRE (et notre) cabine,
il est essentiel de bien fermer la porte à tout ce que vous pensez connaître
Nous vous proposons de vous laisser porter par les partages,
sans trop vouloir analyser
Juste lire et relire, s'il le faut ...
La compréhension est une chose,
l'expérience de cette chose en est une autre !
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